Communiqués

En partie responsable de l’état de l’immeuble, la SCHL refuse de financer les rénovations 
8 juillet 2022

En partie responsable de l’état de l’immeuble, la SCHL refuse de financer les rénovations 

Sainte-Julie, le vendredi 8 juillet 2022 – Le président de La Villa de l’Amitié, Martin Bécotte, demande à la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) de financer d’importants travaux de rénovation qui permettraient d’améliorer la qualité de vie des locataires actuels, d’assurer la pérennité de l’immeuble et de l’agrandir afin d’offrir plus de logements sociaux dans la communauté.  

Cette demande survient alors que la Villa de l’Amitié a obtenu une somme de 2, 8 millions à la suite de l’appel de projets de la Seconde Entente Canada-Québec concernant l’Initiative de création rapide de logements, et ce, pour la construction de dix nouvelles unités, via l’agrandissement de son édifice actuel. Or, la mise en chantier doit se combiner avec d’importants travaux de remise en état de l’immeuble de 21 logements. Si le président se réjouit d’avoir obtenu les sommes pour construire de nouveaux logements sociaux, il se désole d’être incapable d’obtenir des enveloppes financières suffisantes pour rénover la Villa de l’Amitié. « Tout le projet est présentement compromis, malgré l’aide annoncée. Ce sont plusieurs ménages qui sont privés de logements adéquats, soit parce que leur appartement à la Villa de l’Amitié se dégrade ou parce que les nouvelles unités ne se construisent pas. Le dernier immeuble de logement sociaux de Sainte-Julie a été construit au début des années 1990. Il est plus que temps de remédier à cette situation », déplore le président de la Villa de l’Amitié, Martin Bécotte. 

Les nombreuses rénovations planifiées sont les tristes conséquences de l’absence d’entretien préventif des anciens administrateurs, lesquels avaient été mis en défaut par leur bailleur de fonds, la SCHL, de présenter des états financiers et de garder l’immeuble en bon état en y effectuant les réparations nécessaires en 2017. 

« L’ancien conseil n’a pas répondu à ses engagements, mais la SCHL, en étant très nonchalante en ne faisant aucune intervention auprès des anciens administrateurs, alors qu’ils n’ont fourni aucun des états financiers entre 2010 et 2016, ont privé l’immeuble et les locataires de soutien financier.  La SCHL est en partie responsable de la situation et des problèmes que l’organisme éprouve aujourd’hui », poursuit le président. 

À ce titre, toutes les personnes impliquées dans le projet aimeraient que le gouvernement fédéral, et la SCHL en particulier, puisse délier les cordons de sa bourse pour financer les travaux de rénovation. « Le rapport du Conseil national du logement déposé en début d’année mentionnait que les stratégies gouvernementales aidaient davantage les plus nantis que ceux qui ont des besoins impérieux de logement, comme c’est le cas des personnes qui nous pourrions accueillir en construisant nos nouvelles unités. Nous savons que de l’argent dort dans leurs coffres. En 2021, le directeur parlementaire du budget mentionnait que la SCHL n’a pas dépensé 452 millions des sommes allouées par le Parti Libéral du Canada depuis 2017 pour améliorer l’abordabilité des logements. J’ai parlé à des gens du cabinet du ministre de l’Habitation, Ahmed Hussen, et ceux-ci refusent de faire plus alors qu’il y a des millions qui dorment dans les coffres d’Ottawa et que nous vivons la plus grande crise du logement depuis la Seconde Guerre mondiale. C’est inacceptable et le ministre doit faire quelque chose dans ce dossier, sinon, d’ici quelques années, nous devrons détruire l’immeuble », termine M. Bécotte. 

La Villa de l’Amitié est le seul organisme sans but lucratif d’habitation pour les personnes aînées de Sainte-Julie. À ce jour, aucun autre projet de construction de logement social et communautaire n’est prévu pour les quelque 280 ménages aînés du secteur qui vivent sous le seuil de la pauvreté. Alors que le loyer moyen disponible d’une chambre (3 ½) dans la municipalité est de 1089 $ selon les chiffres de la récente enquête du Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), plusieurs personnes âgées qui reçoivent mensuellement le revenu minimum garanti (425 $) sont contraintes de déménager à l’extérieur de la ville, faute de pouvoir se trouver un loyer à prix modeste ou modique. 

Conversion du motel Le Rustik | Les partenaires à la recherche d’un nouveau nom pour l’immeuble 
6 juillet 2022

Conversion du motel Le Rustik | Les partenaires à la recherche d’un nouveau nom pour l’immeuble 

Châteauguay, 6 juillet 2022 – Plusieurs défis devront être surmontés avant que nous puissions accueillir les premiers locataires des studios qui seront aménagés dans l’ancien motel le Rustik, dont la réalisation du projet à l’intérieur du cadre budgétaire prévu, malgré les pénuries de matériaux et de main-d’œuvre qui contribuent à la hausse des coûts. Toutefois, parmi les avancées, les plans projetée du projet a été approuvée par la municipalité.  

Dans l’intervalle des travaux, les partenaires du projet réfléchissent au nouveau nom que pourrait porter l’immeuble une fois converti. Ils espèrent trouver une nomenclature qui tiendrait compte du partenariat historique entre la communauté de Châteauguay et la nation Mohawk de Kahnawake, ainsi qu’en lien avec la nouvelle vocation de l’immeuble.  

Afin de s’arrêter sur le meilleur choix, les partenaires font appel à la population de Châteauguay et de Kahnawake afin de trouver un nom au projet et au bâtiment. Les personnes qui souhaitent faire des propositions sont invitées à inscrire leur suggestion au sein du formulaire suivant : https://bit.ly/suggestion_nom_Rustik  

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The partners are looking for a new name 

Châteauguay, July 6, 2022 – Several challenges must be overcome before we can welcome the first tenants of the studios that will be developed in the former Rustik motel, including the realization of the project within the planned budget, despite the shortage of materials and labor that contribute to the increase in costs. However, among the advances, the project’s proposed façade has been approved by the municipality.  

In the interval between construction, the project partners are considering a new name for the building once it is converted. They hope to find a nomenclature that would reflect the historical partnership between the community of Chateauguay and the Mohawk Nation of Kahnawake.  

To decide on the best choice, the partners are calling on the population of Chateauguay and Kahnawake to find a name for the project and the building. People who wish to make proposals are invited to register their suggestion in the following form: https://bit.ly/suggestion_nom_Rustik  

 

Un avis juridique n’est pas une enquête
23 juin 2022

Un avis juridique n’est pas une enquête

Sherbrooke, 23 juin 2022 – La Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Montérégie et de l’Estrie (FROHME) est déçue des propos tenus par le premier ministre Legault lors de son passage à Sherbrooke le week-end dernier.

Legault s’est en effet contenté de dire que la vente du Faubourg Mena’Sen à des intérêts privés était légale. Nous savions déjà qu’un organisme sans but lucratif pouvait vendre un immeuble et c’est la raison pour laquelle nous avons demandé et obtenu une modification à la loi sur l’habitation afin que cela ne se reproduise plus jamais.

Ce que la FROHME demande au gouvernement depuis le 24 mars, c’est qu’une enquête soit mise en place en vertu de l’article 230 de la loi des entreprises. C’est tout le processus menant à ladite vente qui paraît opaque et qui soulève des questions.

« Le premier ministre avait parlé de faire une enquête, mais sa déclaration laisse croire qu’il a plutôt opté pour un avis juridique portant exclusivement sur la vente. Ce n’est pas ce que nous demandions, ni ce que nous espérions, de dire la présidente de la FROHME, Denise Godbout. La diminution du nombre de membres et la division des sommes de la vente entre eux, le changement de nom de l’organisme tout juste avant sa dissolution et la parution dudit avis de dissolution dans un journal national montréalais plutôt que dans une publication locale, tout cela est scandaleux.  Le gouvernement doit valider que toutes les étapes qui ont mené à la vente ont été faites en vertu de la loi des entreprises et dans le respect des lettres patentes, des règlements généraux et des droits de tous les membres », termine-t-elle.

En plus d’espérer qu’une véritable enquête publique s’officialise, les organismes communautaires et les élus Sherbrookois sensibilisent également les récents acheteurs afin qu’ils choisissent de revendre les immeubles récemment acquis pour qu’ils redeviennent la propriété d’un organisme sans but lucratif.

La FROHME appuie les locataires du Faubourg Mena’Sen et souhaite que les immeubles redeviennent une propriété collective
10 juin 2022

La FROHME appuie les locataires du Faubourg Mena’Sen et souhaite que les immeubles redeviennent une propriété collective

Sherbrooke, le 10 juin 2022 La Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Montérégie et l’Estrie (FROHME) se réjouit de voir les locataires, accompagnés de l’Association des locataires de Sherbrooke et du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), manifester pour que leur immeuble redevienne une propriété collective à l’abri de la spéculation.

La FROHME salue l’adoption de la loi 37 par l’Assemblée nationale, laquelle préviendra que des ventes comme celles qui se sont produites à Sherbrooke et Richelieu puissent se reproduire. Nous aurions par contre souhaité que le gouvernement se donne le droit, par cette loi, d’annuler la vente et de récupérer les sommes divisées entre les membres, comme l’ont proposé la présidente de la FROHME, Denise Godbout, et la porte-parole des locataires de la Villa Belle-Rivière, Sylvie Adam, lors de la commission parlementaire sur la loi 37 tenue la semaine dernière.

La FROHME souhaite donc que les partis politiques s’engagent en ce sens durant la campagne électorale.

Enquête

Selon ce qu’ont mentionné certains médias, le bureau du Premier ministre Legault aurait confirmé que l’enquête au sujet de cette vente, promise à la fin avril, est démarrée par quelqu’un de son cabinet. Cette réponse est inquiétante et nous craignons que cette histoire tombe dans l’oubli. Nous souhaitons que le gouvernement précise la nature de l’enquête.

« Est-ce qu’on a affaire à une enquête criminelle ? L’histoire récente a démontré que les enquêtes économiques peuvent prendre des années à se boucler et rien n’empêche de déclencher parallèlement une enquête en vertu de l’article 230 de la loi des compagnies qui permet au commissaire de saisir des documents et d’obliger les gens à témoigner. Le processus est tellement flou présentement qu’on se demande s’il y a véritablement une enquête », de dire la présidente de la FROHME, Denise Godbout. »

Lors de la commission parlementaire, les deux témoins de la FROHME ont martelé l’importance des enquêtes publiques au sujet des deux dernières ventes. « La loi, si elle est adoptée, permettra de protéger les ventes éventuelles et on s’en réjouit.

Cependant, elle ne permettra pas de récupérer ces importants actifs collectifs ou les sommes issues de la vente ni de redonner la paix d’esprit aux locataires. Les enquêtes pourraient au moins nous apporter des réponses », complète Mme Godbout.

 

Appel aux anciens administrateurs et membres de l’OSBL qui était propriétaire du Faubourg Mena’Sen
27 mai 2022

Appel aux anciens administrateurs et membres de l’OSBL qui était propriétaire du Faubourg Mena’Sen

Châteauguay, le 27 mai 2022 – La Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Montérégie et l’Estrie (FROHME) est à la recherche d’ancien-ne-s membres du conseil d’administration de la Cité des retraités de l’Estrie dans la foulée de la vente du Faubourg Mena’Sen à des intérêts privés.  Ces personnes peuvent avoir siégé pour n’importe lequel des mandats du conseil d’administration depuis la création de l’OSBL d’habitation en 1976 ou avoir été simple membre de la corporation et avoir déjà voté à une assemblée générale des membres.

Ces ex-membres du conseil d’administration pourraient contribuer à soutenir la communauté, les locataires, les OSBL d’habitation et la FROHME dans le contexte de la récente vente du Faubourg Mena’Sen.

Toute personne qui se sentirait interpellée par cette requête est priée de contacter la responsable des communications et de la vie associative, Martine Boyer, par courriel à l’adresse électronique suivante : martine.boyer@frohme.org ou par téléphone en composant le 438 502-0279.

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Projet de loi 37 – La FROHME proactive et initiatrice de changements
25 mai 2022

Projet de loi 37 – La FROHME proactive et initiatrice de changements

Châteauguay, le 25 mai 2022 – La Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Montérégie et l’Estrie (FROHME) est heureuse de constater que son travail, avec les OSBL membres, les locataires touché-e-s et ses partenaires, a poussé le gouvernement à dorénavant exiger une autorisation ministérielle avant qu’un OSBL d’habitation puisse vendre ses immeubles au marché privé et qu’en cas de liquidation, les actifs soient remis à un autre OSBL d’habitation. La loi prévoit également l’obligation de préserver le caractère social et communautaire des immeubles. C’est l’une des modifications importantes inscrites au sein du projet de loi 37, Loi modifiant diverses dispositions législatives principalement en matière d’habitation.

« La FROHME s’est largement impliquée dans la foulée des ventes scandaleuses de la Villa Belle-Rivière de Richelieu et du Faubourg Mena’Sen de Sherbrooke. D’abord, nous avons été présents pour les locataires qui ont levé la main à Richelieu puis, sur toutes les tribunes, nous avons martelé l’importance de prendre soin des biens immobiliers collectifs et de préserver la propriété sans but lucrative une fois les conventions financières gouvernementales terminées », de dire la présidente de la FROHME, Denise Godbout.

Enquête

Aussi réjouissant qu’est ce projet de loi, il ne permettra pas de récupérer les sommes publiques investies au fil des ans dans les deux OSBL vendus ni de rapatrier les 235 appartements qu’ils contenaient dans le giron des OSBL d’habitation. « Ces deux ventes sont totalement immorales et on se questionne sur la conduite des administratrices et administrateurs. Nous demandons à M. Legault d’aller de l’avant rapidement avec son intention d’ouvrir une enquête publique », a ajouté la présidente de la FROHME.

Le Motel le Rustik de Châteauguay converti en logements communautaires
25 mars 2022

Le Motel le Rustik de Châteauguay converti en logements communautaires

Châteauguay, 25 mars 2022. – La députée fédérale de Châteauguay-Lacolle, Brenda Shanahan, la députée de Châteauguay, MarieChantal Chassé, le chef du Conseil Mohawk de Kahnawake, Ratitsénhaienhs Alan John Rice, et le directeur de la Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Montérégie et de l’Estrie (FROHME), Martin Bécotte, ont fait l’annonce cet après-midi de l’acquisition, par la FROHME, du Motel le Rustik à Châteauguay dans le but de le convertir en 31 logements sociaux et communautaires.

Ce projet, dont les logements seront réservés aux personnes itinérantes ou à risque d’itinérance, est rendu possible grâce à un investissement de 6 M$ dans le cadre de la Seconde Entente Canada-Québec concernant l’Initiative pour la création rapide de logements piloté par la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) et la Société d’habitation du Québec (SHQ).  

Les futurs locataires de l’immeuble pourraient aussi bénéficier d’une aide additionnelle pour se loger dans le cadre du Programme de supplément au loyer de la Société d’habitation du Québec (SHQ). Cette aide, qui pourrait atteindre 3,5 M$ sur 20 ans, sera assumée à 90 % par la SHQ et à 10 % par la Ville de Châteauguay.

La Seconde Entente Canada-Québec concernant l’Initiative pour la création rapide de logements avait été annoncée le 22 février dernier par le ministre du Logement et de la Diversité et de l’Inclusion, l’honorable Ahmed Hussen, et la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Mme Andrée Laforest. Cette entente prévoit des investissements totalisant près de 338 M$ dans l’ensemble du Québec, ce qui permettra la construction de 1 458 logements sociaux et abordables d’ici la fin de l’année 2022.

 « Notre gouvernement est fier de permettre la réalisation du projet Rustik; un projet qui devrait servir de modèle et aider à régler les enjeux du logement à la grandeur du pays. Lorsque j’étais travailleuse sociale, j’ai pu constater la différence que peut faire ce type de ressources dans la vie des personnes en situation d’itinérance ou à risque de l’être.  Je suis particulièrement heureuse que ce projet porteur et innovant voit le jour chez nous et en partenariat avec la communauté de Kahnawake. Je tiens à féliciter la FROHME pour son travail remarquable », de dire la députée de Châteauguay-Lacolle, Brenda Shanahan.

La députée de Châteauguay et adjointe parlementaire du ministre de l’Économie et de l’Innovation, volet Innovation, MarieChantal Chassé, s’est montrée fière de cette entente : « Les logements communautaires sont une réelle priorité pour notre gouvernement. Je suis très heureuse d’avoir travaillé si fort sur ce projet qui permettra de combler un réel besoin dans la région. Ces 31 logements sociaux soutiendront les populations les plus vulnérables et assureront leur sécurité. Ce projet est un bel exemple de collaboration entre le communautaire, le fédéral, le provincial et la communauté de Kahnawake. Je tiens également à remercier ma collègue, Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l’Habitation du Québec, et son équipe qui ont été présents tout au long du processus. »

Un minimum de cinq logements seront réservés aux membres de la communauté Mohawk de Kahnawake. Les services sociaux de Kahnawake et le Centre de santé des services sociaux de la Montérégie-Ouest se sont engagés à soutenir les futurs occupants en accompagnant leur intégration et leur maintien dans leur nouveau logement.

Prenant la parole, la cheffe du Conseil Mohawk de Kahnawàke, Ratitsénhaienhs, Alan John Rice, a exprimé son contentement devant cette avancée. « Nous sommes heureux de prendre part à ce projet concerté qui permet de trouver des moyens novateurs de répondre en partie au resserrement du marché locatif, tout en renforçant notre relation avec nos voisins, d’importantes priorités pour notre communauté », a-t-il mentionné.

« Nous sommes très heureux de l’annonce d’aujourd’hui. L’Élan des jeunes, par exemple, reçoit du financement fédéral via le programme Vers un chez soi pour soutenir 20 personnes itinérantes dans le marché privé, mais seulement quatre ententes entre l’organisme et des propriétaires privés sont en cours, faute d’appartements disponibles », commente le directeur de la FROHME, Martin Bécotte, en présentant les grandes lignes du projet et en expliquant pourquoi l’organisation s’est lancée dans cette acquisition.

Le directeur tenait également à souligner le travail des deux députées et de leur équipe afin que le projet soit retenu par les deux paliers de gouvernement et que les délais de l’offre d’achat soient respectés. Il a également remercié les nombreux partenaires qui ont contribué au développement du projet.

Le territoire Mohawk de Kahnawake, se trouvant à quelques centaines de mètres, la FROHME a rapidement entrepris d’établir un partenariat avec la communauté, laquelle a accepté d’accompagner les futur-e-s locataires issu-e-s de leur Nation.

L’organisme prendra possession de l’immeuble de 31 mars 2022. Le financement public et les coûts prévus d’acquisition et de rénovation sont de 5 982 544$. Les travaux débuteront dès que possible et les logements seront livrés avant le 31 décembre 2022.

L’immeuble abritant le Motel Rustik représente un choix d’intérêt pour réaliser le projet pour plusieurs raisons : la bâtisse est en bon état et elle permet une transformation relativement rapide, sa situation géographique la place à proximité de la communauté Mohawk de Kahnawake et elle est desservie par les transports en commun, au cœur d’une aire TOD (Transit-Oriented-development), ce qui favorise l’accès aux services pour les personnes ciblées.

En outre, le modèle de studios meublés est très rare dans les municipalités régionales de comté (MRC) et les villes avoisinantes, alors qu’il est particulièrement convoité. « Cette transformation et la rénovation de l’immeuble insuffleront un dynamisme certain à ce secteur de la ville, un peu moribond, nous devons le dire, et favoriseront une nouvelle mixité sociale », d’ajouter M. Bécotte.

D’autres partenariats se sont instaurés d’emblée pour soutenir et accompagner les locataires, en plus du CISSS de la Montérégie-Ouest et des services sociaux de Kahnawake. Ces deux organisations formeront un comité permanent des partenaires afin que le projet soit bien ancré dans la communauté et seront invités à y participer : l’Élan des jeunes, la Maison sous les arbres, Sourire sans fin, l’Office municipal d’habitation de Châteauguay (OMH) et la Maison des jeunes de Châteauguay.

À propos de la FROHME

La FROHME est un organisme mis sur pied en 2000. Elle fédère à ce jour plus de 115 OSBL d’habitation, lesquels sont propriétaires de plus de 3800 unités d’habitation.  Parmi ses services, la FROHME soutient ses membres dans leur gestion organisationnelle, administrative et financière et à l’entretien des immeubles locatifs, ainsi que lors de représentations politiques. Ses activités sont en partie financées par la Société d’habitation du Québec.  

Plus de 150 personnes à la mobilisation afin de prévenir la privatisation de 60 logements sociaux pour personnes âgées
20 mars 2022

Plus de 150 personnes à la mobilisation afin de prévenir la privatisation de 60 logements sociaux pour personnes âgées

Richelieu, 20 mars 2022 – Ce sont plus de 150 personnes qui sont venues soutenir les locataires de la Villa Belle Rivière et la communauté de Richelieu pour démontrer l’importance de l’OSBL d’habitation et l’intérêt que celui-ci reste un bien collectif lors d’une mobilisation qui s’est tenue ce matin, sur le parvis de l’église, tout à côté des deux immeubles concernés.

La représentante des locataires, Sylvie Adam, y a raconté combien les locataires sont inquiets pour leur avenir, mais aussi combien ils sont peinés pour les futurs locataires, les gens inscrits sur la liste d’attente, l’avenir du site. « Nous sommes inquiets pour l’augmentation de loyer et pour les futurs locataires. Devrons-nous éventuellement subir un changement de vocation et être transformé en condo comme on le voit de plus en plus un peu partout dans la province ? En demeurant un OSBL, la continuité du projet initial serait assurée et notre valeur marchande pourrait servir de levier financier afin de construire d’autres immeubles sociaux communautaires », a-t-elle notamment témoigné.

Pour sa part, une citoyenne concernée qui a vu beaucoup de ses proches s’impliquer dans l’OSBL et y vivre, Diane Côté, déplore que la décision se soit prise sans que la communauté qui a bâti les immeubles et qui les a financés ne soit consultée. « La Villa Belle Rivière appartient à notre communauté, elle est un bien collectif. Elle a été financé par des subventions de nos gouvernements et par la communauté par le biais des loyers des locataires de Richelieu.  Nous nous devons de protéger sa vocation. Nous avons la solution : des gens de notre communauté sont prêts, en 48 heures, à prendre la relève et à former un nouveau conseil d’administration afin de perpétuer la mission de l’organisme ».

Le directeur de la Fédération régionales des OSBL de la Montérégie et de l’Estrie (FROHME), Martin Bécotte, animait la prise de parole. «Seule la propriété de ces immeubles à un organisme sans but lucratif assure que ces logements restent à l’abri de la spéculation et restent abordables. Les propriétaires privés ne respectent pas les règles sur les augmentations de loyer, autrement les loyers n’auraient pas augmentés de cette façon dans les dernières années au Québec. »

Les trois députés de l’opposition et porte-paroles de l’habitation, Marie-Claude Nichols du Parti Libéral du Québec, Andrés Fontecilla de Québec Solidaire et Méganne Perry-Mélançon, se sont tous dit prêts à travailler ensemble. Alors que Mme Nichols évoque la nécessité de reconnaître la crise du logement et de constituer une cellule de crise, M. Fontecilla et Mme Mélançon parlent pour leur part d’un moratoire pour empêcher ce type de vente

En terminant, Mme Adam a rappelé les principales demandes des locataires. « On demande que les vendeurs annulent la vente et que l’acheteur se retire. Le gouvernement doit peser sur le gaz, ça presse », a-t-elle ajouté.

Une pétition a circulé au sein de la foule pour témoigner du soutien des participants aux démarches des locataires. Des carrés gris, pour faire écho au printemps étudiant d’il y a 10 ans, ont également été remis aux gens réunis en guise de soutien aux personnes aînées, dans leur volonté de garder leur chez-eux au sein de ce patrimoine communautaire.

Mobilisation des citoyens de Richelieu pour faire annuler le projet de vente de logements sociaux à un promoteur privé
11 mars 2022

Mobilisation des citoyens de Richelieu pour faire annuler le projet de vente de logements sociaux à un promoteur privé

Richelieu, 11 mars 2022 – La Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Montérégie et de l’Estrie (FROHME) et les locataires de la Villa Belle Rivière à Richelieu invitent les citoyens de la région à se mobiliser afin de faire annuler la vente des immeubles de 60 logements sociaux pour personnes âgées à un promoteur privé dont l’identité n’a pas été dévoilée à ce jour.

En effet, Villa Belle Rivière est propriétaire de deux immeubles dont la construction a notamment été financée par l’entremise de subventions gouvernementales. Or, le conseil d’administration de cet OBNL a pris la décision de vendre ses seuls actifs immobiliers destinés à être loués à des personnes âgées, et ce, alors que nous vivons une crise du logement sans précédent et que toute la région est mobilisée à développer du logement social et abordable.

Une mobilisation se tiendra donc le dimanche 20 mars, dès 11 h, devant l’église Notre-Dame-De-Bon-Secours, située au 750, 1ere avenue, à Richelieu.

Selon la porte-parole des locataires, Mme Sylvie Adam, ceux-ci sont très inquiets de la situation et souhaitent que les élu-e-s de la région interviennent : « Le député et ministre de l’éducation Jean-François Roberge et le maire Claude Gauthier doivent prendre le téléphone et convaincre les administratrices, Mmes Carmen Montpetit, Micheline St-Laurent et Mireille Séguin, de revenir sur leur décision ».

La locataire de la Villa Belle Rivière Mme Marie-France Lareau, sœur du fondateur M. Pierre Lareau, estime que la situation est déplorable : « Mon frère, malheureusement décédé, serait épouvanté de savoir que la Villa est vendue. Toute la communauté de bâtisseurs est atterrée ».

Pour le directeur de la fédération, M. Martin Bécotte, plusieurs questions éthiques se posent : 

  • Puisque la construction des immeubles a notamment été financée par des subventions gouvernementales, est-ce que le montant de la vente, non dévoilé à ce jour, correspond à leur juste valeur marchande ?
  • Comment le choix de l’acheteur par le conseil d’administration de l’OBNL s’est-il effectué ?
  • Est-ce que l’acheteur bénéficie d’un avantage en achetant les immeubles sans qu’il n’ait participé à un appel d’offre public ? 

Il ajoute que ce choix des administratrices est incompréhensible, ces immeubles situés sur le bord de la rivière dans un secteur enchanteur sont en très bon état et, ils valent bien plus pour la communauté que leur simple valeur marchande. Ils pourraient être utilisés comme levier financier pour développer d’autres immeubles de logements sociaux et communautaires.

Selon M. Bécotte, il serait préférable, pour les locataires de la Villa Belle Rivière, qu’un OBNL demeure propriétaire de ces immeubles destinés à être loués à des personnes âgées, et ce, afin de préserver l’abordabilité et la qualité des logements des aîné-e-s pour toujours. Puisque l’offre d’achat visant à acquérir les deux immeubles concernés n’a pas été dévoilée à ce jour malgré une demande en ce sens, il est impossible de déterminer les obligations auxquelles l’acheteur s’est astreint en ce qui concerne l’augmentation du loyer des logements de la Villa Belle Rivière.

La Fédération a offert son soutien à plusieurs reprises au conseil d’administration de la Villa Belle Rivière pour assurer une relève aux administrateurs et assurer la pérennité de l’organisme.  Elle prendra tous les moyens possibles pour sauver l’OSBL d’habitation de Richelieu.

Selon l’entente avec la SCHL, la Villa Belle Rivière aurait pu profiter de subventions pouvant aller jusqu’à 4,7 millions de dollars entre 1978 et 2014 par immeuble.

Le logement, la priorité électorale des citoyens de Longueuil
21 octobre 2021

Le logement, la priorité électorale des citoyens de Longueuil

Près de 75 personnes ont participé, physiquement ou virtuellement, au débat sur le logement communautaire et social organisé par la Coalition des organismes de l’agglomération de Longueuil pour le droit au logement et la Fédération régionale des OSBL d’habitation (FROHME) qui a réuni les quatre candidat-e-s à la mairie de Longueuil : Catherine Fournier, Josée Latendresse, Jacques Létourneau et Jean-Marc-Léveillé.

Dans un débat de plus de deux heures, des représentant-e-s des organismes communautaires et des personnes intéressées par la course à la mairie de Longueuil ont questionné les aspirant-e-s en lien avec le développement du parc de logements sociaux et communautaire, l’inclusion, l’itinérance et la mixité sociale. Le sujet est d’autant plus d’actualité qu’un récent sondage CROP indique que parmi plusieurs sujets prédéterminés, l’accès au logement est la principale préoccupation des Longueillois-e-s.

Questionnés par la Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Montérégie et de l’Estrie à savoir comment ils allaient convaincre les gouvernements d’investir massivement dans le logement social et communautaire et d’octroyer à la Ville de Longueuil le droit de péremption auquel ils sont tous les quatre favorables, selon les tours de parole octroyés, Catherine Fournier a mentionné que sa connaissance des leviers disponibles dans les différents paliers gouvernementaux et son expérience comme député ainsi que l’association de la ville avec d’autres municipalités allaient être des atouts.  Josée Latendresse a mis en relief sa volonté de faire de l’agglomération de Longueuil une région administrative autonome, en respect de sa démographie, afin de pouvoir obtenir plus d’argent. Jacques Létourneau a souhaité ne pas dévoiler sa stratégie de négociation avec François Legault et la Coalition Avenir Québec, en misant sur un rapport de force soutenu par la société civile. Enfin, Jean-Marc Léveillé a expliqué l’importance d’obtenir un mandat le 7 novembre prochain pour parler à François Legault en lui proposant un plan d’affaires et en parlant son langage.

Le débat peut être revu dans son intégralité à l’adresse suivante : 

https://www.facebook.com/FROHMEmonteregie.estrie/videos/419094569582175