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Des organismes du territoire de la MRC de Roussillon sonnent l’alarme sur la gravité de la crise du logement 
30 mars 2021

Des organismes du territoire de la MRC de Roussillon sonnent l’alarme sur la gravité de la crise du logement 

Châteauguay, le 30 mars 2021 – Des organismes de la MRC de Roussillon sonnent l’alarme sur la gravité de la crise du logement dans la région et invitent les élu-es de tous les paliers de gouvernement à faire du logement un grand chantier territorial.

La flambée du prix des logements et le manque de logements sociaux sont au cœur d’une crise sans précédent dans l’histoire de la MRC de Roussillon, la plus populeuse au Québec avec près de 200 000 habitants. Un rapide survol des sites d’annonces de logements à louer confirme brutalement la situation.

« La capacité d’avoir un toit digne de ce nom est une condition essentielle à une qualité de vie minimale, ce qu’espèrent toutes les familles et les personnes seules, quel que soit leur statut social. Les groupes communautaires ne peuvent passer sous silence cette réalité et sont à même de constater les conséquences de cette crise », déclare Virginie Bernier de la Corporation de développement communautaire Roussillon.

L’été dernier, une ligne d’urgence a été tardivement mise en place, sans grands moyens ni publicité. Malgré cela, quelque 80 ménages différents y ont fait appel dans l’espoir d’obtenir de l’aide. On y a retrouvé une majorité de femmes, dont beaucoup issues de l’immigration récente. « Il était difficile d’entendre le désarroi de ces femmes, souvent mère, avec des salaires annuels de 40 000 $ pour qui aucun logement n’était disponible à l’exception de 41/2 à 1 200 $ par mois non chauffé ! », rappelle Bertrand Loiselle, de l’OMH de Châteauguay, qui était responsable du service.

Stéphane Moreau, du Comité logement Rive-Sud, est aux premières loges pour constater les
conséquences de la situation du logement locatif dans la région. Selon lui, « on peut prévoir que des centaines d’autres citoyennes et citoyens, en majorité des femmes, verront leurs conditions de vie se détériorer dramatiquement dans les prochains mois ».

Pour Martin Bécotte de la Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Montérégie et de l’Estrie (FROHME), « il faut s’attarder à l’impact sur l’économie locale et la pénurie de main d’œuvre de l’explosion du prix des loyers et des maisons dans la MRC. En plus de leur drame personnel, l’étau des loyers élevés réduit les dépenses des ménages dans l’économie locale et les commerces de proximité et fait exploser les demandes dans les banques alimentaires. Diriger ces ménages vers les banques alimentaires et nous encourager à donner généreusement est devenu le plan de lutte à la pauvreté des ÉluEs du Québec et du Canada et la norme, alors que cela devrait être l’exception. Dans son dernier budget, le gouvernement du Québec a clairement choisi de protéger la rareté et les prix élevés des loyers plutôt que les femmes et la mixité et l’abordabilité des logements ».

Les trois paliers de gouvernement ont un rôle à jouer pour faire face à cette crise, qui ne connaît pas de frontière municipale. Les problèmes de la MRC débordent même sur les villes avoisinantes, plus éloignées de Montréal, favorisant ainsi l’étalement urbain, et les coûts importants que cela implique pour l’ensemble de la société.

Nous devons nous attendre à l’aggravation de la crise du logement dans les prochains mois. Mais à court terme, des mesures peuvent être prises comme :
– Mettre sur pied un comité de mesures d’urgence avec de réels moyens financiers et opérationnels et un engagement des acteurs de la communauté : ligne d’urgence, aide à la recherche de logement, soutien aux ménages, hébergement temporaire, aide au déménagement et à l’entreposage des biens, etc.;
– Susciter l’adhésion des villes au Programme de supplément au loyer d’urgence de la SHQ;
– Soutenir financièrement et de manière adéquate l’Auberge du cœur L’Élan des Jeunes;
– Assurer la pérennité du Refuge Grands-Froids;
– Permettre la réalisation du projet de 26 logements réservés aux personnes itinérantes ou à risque de l’être de la FROHME;
– Soutenir de nouveaux projets d’hébergement pour les femmes victimes de violence.

« La surveillance de la qualité et de la salubrité du parc locatif, ainsi que la limitation de la conversion des logements locatifs et des reventes rapides seraient de très bonnes et efficaces mesures que les municipalités pourraient prendre », indique Stéphane Moreau.
À terme, la construction de logements sociaux est impérative dans la région, comme le souligne Elie Gravel, coordonnateur au GRT Rive-Sud. Pour cela, « les trois paliers de gouvernements peuvent et doivent effectuer des investissements majeurs et recourir aux différentes mesures législatives possibles, comme la création de réserves foncières et l’inclusion de logements sociaux dans les nouveaux développements. Une politique d’habitation à l’échelle de la MRC permettrait d’assurer une cohérence territoriale dans la mise en place des solutions structurantes ».

Déçus des minces investissements en logement annoncés dans le dernier budget provincial, les organismes anticipent l’aggravation de la crise dans les semaines à venir, avec son lot de drames humains. Dans les 18 prochains mois, des élections auront lieu aux trois niveaux de gouvernements. Nous espérons que soit accordée à la question du logement toute l’attention qu’elle mérite. Pour cela, les organismes communautaires et en logements sociaux de la région convient les élu-es des trois paliers de gouvernement à un Grand chantier sur le logement social dans la MRC de Roussillon.

Le gouvernement du Québec finance ses propres engagements passés au détriment de nouveaux projets
24 mars 2021

Le gouvernement du Québec finance ses propres engagements passés au détriment de nouveaux projets

Châteauguay-Sherbrooke-Montréal – le 24 mars 2021 | Le 27 octobre 2020, le gouvernement du Canada annonçait un programme d’Initiative pour la création rapide de logement doté d’un budget de 1 milliard et 500 millions pour les groupes communautaires. Les intéressés disposaient de 62 jours pour déposer des demandes.

L’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale (Alliance MH2), Les Habitations l’Équerre de Sherbrooke et La Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Montérégie et de l’Estrie (FROHME), ont saisi cette occasion d’un premier programme de développement de logement sociaux simple proposé en 35 ans et déposé des projets qui répondaient parfaitement aux exigences et priorité du programme soit : être en mesure de livrer des logements permanents avant le 31 mars 2022 destinés aux personnes prioritairement itinérantes, aux femmes, aux personnes autochtones ou aux personnes racisées.

Le 22 janvier, les gouvernements du Canada et du Québec annonçaient, en pleine crise de l’application du couvre-feu envers les personnes itinérantes, le transfert de 115 millions du volet communautaire du programme d’Initiative pour la création rapide de logement au gouvernement du Québec. Cette annonce évoquait de «nouveaux» investissements et le financement de 54 projets Accès-Logis qui avaient déjà été votés et réservés en ce sens à l’Assemblée nationale dans les budgets antérieurs.

À la mi-mars, les groupes communautaires ont vu leur projet refusé par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Ce transfert de fonds du gouvernement fédéral vers le gouvernement provincial pour rembourser des engagements et des dépenses budgétés par le gouvernement du Québec à la suite de luttes citoyennes importantes est une claque au visage du milieu communautaire. Le milieu a déposé des projets de bonne foi dans le programme fédéral et y a investi du temps et des sommes considérables, dénoncent les organismes. Cette décision aura aussi un impact direct pour les personnes vulnérables.

Le projet de la FROHME s’il avait été accepté, aurait permis de mettre sur le marché 26 logements le 1er juillet 2021 sur la rive sud de Montréal où plusieurs refuges d’urgences ont dû ouvrir cet hiver. L’organisme avait même conclu une entente avec les services sociaux de Kahnawake pour assurer le soutien communautaire des locataires issus de la communauté autochtone et 5 unités leur étaient réservées. Selon la FROHME, 20 personnes itinérantes sont sur la liste d’attente d’un organisme de Châteauguay, faute de logements disponibles dans le marché privé, et ce, malgré la disponibilité de 16 subventions pour payer une partie des loyers de ces personnes dans le marché privé.

Le projet des Habitations l’Équerre consistait à ajouter 12 chambres pour femmes à l’offre actuelle. Les maisons de chambres représentent souvent la dernière solution avant la rue et la première option pour en sortir.  Ce projet se voulait une solution permanente à un enjeu récurrent auquel la communauté sherbrookoise fait face, en l’occurrence le manque de chambres abordables et sécuritaires destinées aux femmes. D’autre part, il n’existe aucune maison de chambres réservée aux femmes à Sherbrooke, alors que les femmes en situation de précarité financière font partie de l’une des couches les plus vulnérables de la population.

Une maison membre de L’Alliance MH2 avait déposé un projet qui devait offrir les premières unités en adaptation universelle en 2e étape sur l’île de Montréal. « Dans le climat actuel où les féminicides en contexte conjugal se multiplient, où 6 femmes ont perdu la vie en 1 mois et demi au Québec, faisant 13 orphelins, il est consternant de voir ce projet tomber à l’eau. Si notre membre ne trouve pas d’alternative de financement d’ici 3 mois, elle va perdre le terrain qui était réservé à cet effet. Et on sait qu’à Montréal, c’est une denrée très rare. » souligne Gaelle Fedida, coordonnatrice aux dossiers politiques à l’Alliance MH2. Les maisons d’hébergement de 2e étape offrent des services aux femmes présentant les plus hauts risques d’être victimes d’un homicide conjugal, cependant les taux de refus pour les demandes admissibles à Montréal s’élèvent à 75%. Le projet en question devait offrir des services culturellement adaptés aux femmes à statut migratoire précaire, qui, malgré la forte vulnérabilisation qu’elles affrontent, tombent souvent dans des vides de services. C’est notamment le cas pour les unités financées par le provincial.

Un projet de 10 unités conçu pour les personnes âgées de Sainte-Julie et une initiative, projetée à Trois-Rivières et visant la création d’un service d’accueil pour nouveaux immigrants et la réalisation de 12 unités d’habitation, ont également essuyé un refus. Tous ces projets ont reçu un fort appui des organismes communautaires, municipalités et bureaux de députés des deux paliers de gouvernement.

Les groupes communautaires nommés aujourd’hui – un échantillon des groupes qui ont déposé des projets et qui ont essuyé un refus – ont appris il y a 10 jours que leurs projets étaient tous refusés. La SCHL refuse de dire combien de projets ont été acceptés au Québec, ce qui n’est absolument pas transparent de leur part. En date d’aujourd’hui, un seul projet issu du milieu communautaire ayant été accepté par la SCHL a été rendu public. Il se réalisera dans les communautés cries, ce qui réjouit les organismes communautaires.

Selon Martin Bécotte, directeur de la FROHME, c’est une perte de 115 millions en nouveaux investissements en logement social que vivent les Québécois, et surtout les Québécoises, en pleine crise du logement.

Les trois organismes demandent au gouvernement du Québec de soutenir leur projet via les 115 millions obtenus par la SCHL dans le cadre de son récent programme, afin de permettre de réaliser ces logements, en plus de ceux déjà annoncés par le gouvernement du Québec dans ses budgets passés.

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Source :

Vicky Croisetière, chargée de communication et sensibilisation, Alliance MH2 
438-356-2100 | communication@alliancemh2.org

Demande d’entrevue :

Martin Bécotte, directeur, FROHME (FR)
514 531-9249 | martin.becotte@frohme.org

Denise Godbout, directrice, Habitations L’équerre inc. (FR)
819 346-0889 | habitations.lequerre@videotron.ca

Gaëlle Fedida, coordonnatrice aux dossiers politiques, Alliance MH2 (FR/EN)
514-706-99 | coordopolitique@alliancemh2.org

 

Des personnalités publiques connues au téléphone avec les personnes aînées
4 février 2021

Des personnalités publiques connues au téléphone avec les personnes aînées

Châteauguay, le 4 février 2021 – Plusieurs personnalités ont accepté de participer à des conférences téléphoniques de 30 à 45 minutes avec les personnes aînées isolées et confinées qui habitent dans les OSBL d’habitation en Montérégie et en Estrie. Au programme : Pierre Curzi, Marie Tifo, Angèle Coutu, Marina Orsini, Vincent Bilodeau, Lise Dion et France Castel…et le recrutement se poursuit.

Les membres fédérés par notre organisme logent dans leurs logements sociaux et communautaires plusieurs personnes âgées autonomes. Confinées pour la plupart seules à leur logement, plusieurs d’entre elles souffrent d’une grande solitude. Malgré l’orchestration de plusieurs activités en ligne, nous avons dû constater que plusieurs personne ne possèdent pas l’équipement ou les compétences nécessaires pour profiter pleinement de ce type de divertissement.  

C’est dans ce contexte que nous organisons une série d’entrevues par conférences téléphoniques entre nos locataires âgées et des personnalités connues et aimées de ceux-ci. Les personnes ciblées et priorisées sont les personnes âgées qui n’ont pas accès aux technologies numériques et qui ont seulement un téléphone pour communiquer avec leur communauté depuis les débuts de la pandémie.

Le projet est rendu possible grâce au soutien financier de la députée de Châteauguay, Mme MarieChantal Chassé, qui a contribué à la hauteur de 1 500 $ et à la ministre de la Culture, Mme Nathalie Roy, qui a bonifié la somme de 500 $.

Les renseignements détaillés au sujet de la tenue des conférences téléphoniques, prévues les mardis matin à 10 h, ont été envoyé à tous les membres de la Fédération régionales des OSBL d’habitation de la Montérégie et de l’Estrie qui logent des personnes âgées. Les personnes intéressées doivent s’inscrire en nous appelant au 438 502-0279 pour obtenir les codes des appels conférences et les détails de l’activité.

Le directeur de la FROHME, Martin Bécotte, discute avec le premier ministre Justin Trudeau
29 janvier 2021

Le directeur de la FROHME, Martin Bécotte, discute avec le premier ministre Justin Trudeau

A titre de membre du conseil d’administration de l’Élan des jeunes, une Auberge du cœur de sa communauté, notre directeur Martin Bécotte a discuté avec le premier ministre Justin Trudeau par vidéoconférence, cet après-midi.

Cette rencontre à laquelle participait également la directrice de l’Élan, Marie-Pier Gendron et le secrétaire de l’organisme, Bertrand Loiselle, faisait suite à l’annonce d’un financement de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) pour la rénovation de la maison de l’Élan des jeunes.

Elle a permis à M. Bécotte de sensibiliser le premier ministre, mais aussi les députées de Châteauguay-Lacolle et de Sherbrooke, respectivement Brenda Shanahan et Elisabeth Brière, également présentes, sur l’urgence d’augmenter le financement public pour la construction de logement sociaux. Il a également pu rappeler l’injustice de l’aide publique à l’habitation entre les propriétaires privés et les locataires au Canada, en plus de faire valoir que les politiques d’habitation du gouvernement étaient systématiquement sexistes et racistes.

Le directeur de la FROHME a salué l’initiative pour la création rapide de logements puisque c’est le premier programme concret, depuis le lancement de la Stratégie nationale sur le logement, qui permet de réaliser des logements réellement abordables pour les personnes à faible revenu. L’objectif de livrer les logements rapidement, en 1 an, est très approprié et les organismes communautaires ont démontré leur besoin en déposant plus de projets qu’il n’y a de budgets disponibles.

« Nous souhaitons que l’Initiative pour la création rapide de logements soit reconduite dans le prochain budget et qu’elle devienne un programme récurrent. Elle devrait être élargie pour permettre l’acquisition de logements abordables dans le marché privé », a-t-il ajouté.

Cet élargissement permettrait d’éviter la spéculation et de perdre des logements actuellement abordables alors qu’on investit pour en construire de nouveaux. Il faudrait également s’assurer, si l’Initiative est reconduite, que les nouveaux budgets soient exclusivement consacrés à la réalisation de nouvelles unités de logement, et non en compensation de budgets déjà annoncés. Dans les faits, les sommes accordées par la SCHL remplacent celles de la Société de l’Habitation du Québec (SHQ) qui avaient déjà été prévues par le gouvernement du Québec il y a quelques années. C’était une des craintes du milieu communautaire que les sommes octroyées par le fédéral viennent remplacer les sommes budgétées par Québec en logement social.

La Fédération souhaite plutôt qu’elles s’additionnent afin de sortir de cette crise pour le bien-être et la santé des canadiens.

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Information complémentaire

Des politiques d’habitations systématiquement sexistes et racistes ?

Le gouvernement du Canada soutient les propriétaires privés et les banques en se portant garant de 1000 milliards en garantie hypothécaire, en plus de verser annuellement 7 milliards aux propriétaires privés de façon régressive, alors que le soutien aux ménages locataires se limite à 5 milliards par année.

Cette forme d’aide favorise les ménages les plus riches en plus d’être discriminatoire envers les femmes et les personnes racisées, plus souvent locataires.

Les femmes propriétaires et chef de ménages gagnent un salaire moyen de 20 000 $ inférieur à celui des ménages menés par des hommes, disposant d’une capacité plus limitée de posséder un bien immobilier ou possédant des biens immobiliers de moindre valeur, recevant ainsi moins de soutien public.

On retrouve le même déséquilibre au sein des politiques d’habitation du gouvernement du Québec, entre autres par la réduction des taxes scolaires qui représente le double de dépenses du soutien au logement.

En 2008, le gouvernement du Canada a versé 114 milliards d’aide aux banques afin de prévenir la chute du marché hypothécaire et des banques. La stratégie nationale sur le logement prévoyait l’investissement de 12 milliards entre 2017 et 2028.

 

 

Modèles de lettres – Campagne crédit d’impôt sur le maintien à domicile
6 janvier 2021

Modèles de lettres – Campagne crédit d’impôt sur le maintien à domicile

Depuis plusieurs années, le Réseau québécois des OSBL d’habitation et les fédérations régionales proposent des améliorations au crédit d’impôt pour maintien à domicile des aînés (CMD) pour qu’il soit plus équitable et permette à un plus grand nombre de personnes de vieillir chez elles, dans leur communauté. En prévision de son prochain budget qui sera déposé au printemps, le temps est venu pour le gouvernement du Québec d’entendre le point de vue des personnes aînées elles-mêmes, qui sont les plus directement concernées!

C’est pourquoi nous vous proposons de lire et d’appuyer l’une des lettres suivantes et de la transmettre à la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, madame Marguerite Blais, au ministre des Finances, monsieur Eric Girard, et à votre député provincial.

Actuellement, le crédit offre un taux de remboursement uniforme de 35% des dépenses admissibles, sans égard au revenu de la personne qui le réclame. Cela avantage les personnes à revenu élevé, qui habitent dans des résidences de luxe; plus elles paient cher pour les services qu’on leur offre, plus leur versement de crédit d’impôt est élevé. C’est pourquoi le RQOH et les fédérations d’organismes sans but lucratif d’habitation proposent de remplacer le taux de remboursement uniforme par un taux décroissant, plus élevé pour les personnes à faible revenu. D’autres mesures sont également envisagées pour que ce programme soit plus juste pour les personnes qui habitent dans des résidences et des habitations sans but lucratif.

P.S. : Pour en savoir plus sur les demandes du Réseau québécois des OSBL d’habitation, rendez-vous sur https://rqoh.com/dossiers/credit-impot-pour-aines/

Lancement du projet Unir et Bâtir
26 octobre 2020

Lancement du projet Unir et Bâtir

Châteauguay, le lundi 26 octobre 2020 – La Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Montérégie et de l’Estrie (FROHME) a récemment embauché une organisatrice communautaire et un conseiller en financement et en développement immobilier afin de desservir gratuitement certains des organismes du territoire.

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Lettre ouverte : À la rue dans l’indifférence
23 juillet 2020

Lettre ouverte : À la rue dans l’indifférence

À la rue dans l’indifférence,

Le 1er juillet 2020 a laissé plus de 350 ménages Québécois sans logis. Si ces 350 familles, principalement menées par des femmes, des personnes seules, ou des personnes âgées, avaient été propriétaire d’une résidence inondée dans un même quartier, elles auraient au moins pu compter sur la visite du premier ministre et quelques tweet de politiciens leur témoignant leur solidarité en se faisant photographier avec un sac de sable.

Elles auraient pu témoigner de leur situation et le premier ministre, en bottes d’eau devant les caméras, leur aurait accordé l’aide du gouvernement comme ce fut le cas au printemps 2019, alors que le gouvernement dépensait, avec raison, plusieurs centaines de millions pour venir en aide aux propriétaires sinistrés.

Depuis le 2 juillet, c’est dans l’indifférence gouvernementale que ces ménages se retrouvent à la rue. À ce terrible décompte, il faut ajouter les familles qui ont dû accepter un logement trop petit, trop cher, en mauvaise condition, loin de leur quartier, de l’école de leurs enfants, des transports en commun et des services publics.

À l’approche du deuxième anniversaire du gouvernement en place, on peut maintenant dire que le gouvernement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) continue et accentue les dépenses discriminatoires en habitation mises de l’avant par le Parti libéral du Québec (PLQ) envers les locataires, les personnes les plus démunies du Québec, et surtout, les femmes.

Alors que les dépenses gouvernementales ont augmenté de 12 milliards depuis 2017, les sommes octroyées au développement de logements sociaux sont demeurées pratiquement les mêmes dans les budgets 2017-2018-2019.

Dans son budget 2020-2021, dévoilé à l’aube de la pandémie, le gouvernement a réduit le financement au programme de construction de logements sociaux et communautaires, Accès-Logis, de 110 millions de dollars. C’est un des rares programmes ayant subi des coupures de la CAQ.

Pourtant, dans ce même budget, le gouvernement annonçait une nouvelle dépense récurrente de 182 millions de dollars afin de réduire les taxes scolaires des propriétaires privés. À la veille du 1er juillet, le gouvernement devançait la réduction des taxes scolaires, prévue en 2021-2022,  en y accordant 170 millions supplémentaires. Il offrait aussi une maigre somme de 21 millions supplémentaire en supplément aux loyers dans le marché privé, laquelle restera majoritairement dans les coffres de l’état, faute de logements disponibles et en vertu de normes insensées.

Durant l’année en cours, et de surcroît en pleine crise du logement, le gouvernement du Québec dépensera de manière récurrente près de 1,2 milliard $ en réduction des taxes scolaires des propriétaires privés. C’est deux fois plus que le budget de dépenses au financement des activités de la Société d’habitation du Québec et à l’entretien des habitations à loyer modique (HLM), ainsi qu’au programme Accès-Logis.

La non-imposition des gains en capitaux sur les résidences principales et la réduction des taxes scolaires, principales dépenses publiques en habitation, favorisent les ménages les plus riches qui vivent dans les grands centres urbains. Elles sont discriminatoires envers les femmes, les personnes racisées et les personnes handicapées qui sont plus souvent locataires.

Même pour les femmes chefs de ménage et propriétaires, cette formule est discriminatoire, compte tenu que les ménages dont le soutien principal est une femme gagnent un revenu moyen de 19 000$ inférieur à celui des ménages soutenus principalement par des hommes et que généralement la valeur de leurs actifs immobiliers est moindre.

La réduction des budgets pour la construction de logements sociaux va complètement à l’encontre des priorités du gouvernement comme l’économie, la réussite éducative et la santé. Les actions du Ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant, pour prévenir la violence envers les enfants, les réactions de la Ministre Marguerite Blais, responsable des Aînés et des Proches aidants, sur notre traitement collectif des personnes âgées ainsi que les réactions de la Ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, face aux dénonciations de violence envers les femmes  survenues ces derniers jours manquent de sincérité étant donné l’indifférence du gouvernement envers leurs conditions d’habitations, un facteur fondamental dans les drames que vivent ces citoyennes.

Les investissements faits pour ces priorités ne peuvent avoir un impact si les personnes ciblées ne peuvent habiter un logement adéquat et abordable.

Il est plus que temps que le gouvernement du Québec fasse des dépenses équitables entre les hommes et les femmes de même qu’entre les propriétaires privés et les locataires en habitation.

Ces investissements pourraient commencer par la mise en place d’un vaste chantier de constructions de logements sociaux et communautaires, soit un minimum de 5000 unités par année durant les 5 prochaines années, pour un coût de 5 milliards sur 35 ans.

Comme le gouvernement du Québec dépensera 42 milliards en réduction de taxes scolaires durant cette période, nous ne pouvons que constater que nous avons les moyens collectifs de faire mieux en qualité et en quantité pour régler définitivement la crise du logement. Ces investissements permettraient en outre de densifier nos villes, de réduire les gaz effet de serre et de réduire les dépenses du ministère de la Santé de 1,25 milliards par année.

Parution d’une enquête sur les conditions d’habitation de 1000 ménages locataires de l’agglomération de Longueuil
16 juin 2020

Parution d’une enquête sur les conditions d’habitation de 1000 ménages locataires de l’agglomération de Longueuil

Dans le cadre d’un lancement virtuel, les membres du comité-recherche de la Coalition des organismes de l’agglomération de Longueuil pour le droit au logement ont présenté les résultats d’une vaste enquête sur les conditions de vie et d’habitation de 1000 ménages locataires de l’agglomération de Longueuil.

Il y a urgence d’agir car l’enquête démontre hors de tout doute que plusieurs ménages locataires vivent dans des logements insalubres dont ils sont littéralement prisonniers et que ce sont les groupes sociaux les plus vulnérables, marginalisés et racisés qui sont les plus touchés. Marie-Christine Plante, adjointe à la direction à Carrefour pour Elle et membre du comité-recherche, mentionne : « L’analyse différenciée selon les sexes révèle que les femmes monoparentales vivent des enjeux significatifs. Elles sont plus sujettes à vivre de la discrimination, du harcèlement et de la violence. Elles sont plus nombreuses à avoir de la difficulté à se trouver un logement et lorsqu’elles en ont un, elles le paient plus cher et rencontrent souvent plus de cinq problématiques en ce qui a trait à l’insalubrité.»

Il y a urgence d’agir car le territoire de l’agglomération de Longueuil doit rapidement devenir le théâtre d’un grand chantier de développement de logements sociaux dans les prochaines années afin d’assurer et de bonifier la quantité et la qualité de l’offre locative aux ménages locataires.

Pour sortir les gens des logements insalubres, il faut absolument que les municipalités fassent preuve de leadership en se dotant d’un plan de développement de logement social pour les prochaines années. Il faut une minimum de 500 unités par années sur 5 ans sur le territoire de l’agglomération de Longueuil pour répondre à la pénurie de logement de qualité qui fait rage en ce moment. Il est également primordial que les villes mettent en place une réserve foncière de terrain destiné spécifiquement au développement de logement social et communautaire.

Le comité-recherche croit également que les ménages locataires doivent être au cœur des travaux et des actions qui seront portés dans le milieu. C’est pourquoi un travail de mobilisation générale des locataires, s’appuyant sur les résultats du portrait et de ses recommandations, sera entrepris dès l’automne 2020 afin de développer et mettre en œuvre un « Plan d’action pour les mal-logé.es ». Ce plan d’action aura entre autres comme objectif de donner la parole au mal-logé.es et de faire entendre cette parole auprès des instances et de planifier des actions politiques et de mobilisation afin de gérer les changements structurels nécessaires sur le plan local.

Nouvelle tirée du communiqué de presse émis le 11 juin 2020 (parution intégrale).
Lisez le rapport complet de l’enquête.

 

Une ligne d’Aide-logement gratuite accessible aux citoyens de Roussillon
12 juin 2020

Une ligne d’Aide-logement gratuite accessible aux citoyens de Roussillon

La MRC de Roussillon, en partenariat avec l’Office municipal d’habitation de Châteauguay et différents acteurs du milieu, a mis en place la ligne Aide-logement afin de soutenir les citoyens de Roussillon interpellés par des enjeux de logement ou par la situation entourant la Covid-19.

Les citoyens sont invités à téléphoner au 450 638-1221, poste 2020 pour faire part de leurs problématiques et leurs besoins en logement. Ils pourront ainsi recevoir de l’information sur les différents programmes gouvernementaux et les ressources disponibles dans la région et pourront être mis en contact avec des organismes au besoin.

Heures de fonctionnement

  • Jusqu’au 20 juin, du lundi au samedi, de 9 h à 19 h
  • Du 21 juin au 10 juillet, de 8 h à 20 h
  • Les 29 et 30 juin ainsi que les 1er et 2 juillet, de manière continue
  • Du 11 juillet au 17 juillet, de 9 h à 19 h
  • Boite vocale en opération hors de ces heures

Parmi les enjeux qui peuvent faire l’objet d’un appel à la ligne, notons :

  • Enjeux financiers pour le paiement du loyer chez certains locataires et difficulté pour certains propriétaires de payer leur hypothèque ;
  • Très grande rareté de logements disponibles : certaines personnes pourraient être sans logement et en situation d’hébergement d’urgence ;
  • Problématiques reliées à l’entreposage des biens et meubles pour les personnes ayant trouvé une solution temporaire à leur hébergement ;
  • Impossibilité pour certains citoyens d’aménager à la date prévue dans leur nouveau logement en raison des retards de livraison des nouvelles constructions.

Pour les 11 municipalités de la MRC de Roussillon, on a donc mis en place une seule ligne centralisée afin d’informer, d’aider, de soutenir et de trouver des solutions à partir des ressources présentes sur le territoire.

Nouvelle écrite à partir du communiqué de presse émis par la MRC de Roussillon.