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Le Québec vit une crise du logement, révèle le dernier sondage du Réseau québécois des OSBL d’habitation
17 juin 2021

Le Québec vit une crise du logement, révèle le dernier sondage du Réseau québécois des OSBL d’habitation

Montréal, le 17 juin 2021 – En raison des effets de la pandémie, la crise du logement continue de prendre de l’ampleur au Québec. Souhaitant mesurer l’envergure de la situation, le Réseau québécois des OSBL d’habitation (RQOH) a demandé à la firme Léger de conduire un sondage pour connaître l’état d’esprit des Québécois. Les résultats sont sans équivoque : il y a crise du logement et le gouvernement du Québec doit agir.

Selon les résultats du sondage, 92 % des Québécois croient que le gouvernement du Québec est l’acteur qui devrait assumer le plus grand leadership dans la crise du logement. Avec un tel appui, ce n’est plus un enjeu partisan, les électeurs de tous les partis y adhèrent, y compris ceux de la CAQ. Le premier ministre Legault et la ministre Laforest doivent maintenant prendre acte des résultats du sondage et reconnaître l’existence de la crise du logement, et ce, à l’échelle de la province.

« 82 % des Québécois pensent que le gouvernement du Québec devrait en faire plus pour contrer la crise du logement. Un constat partagé par l’ensemble des membres du RQOH depuis déjà plusieurs années à travers le Québec. Les annonces de la ministre Laforest la semaine dernière concernant le 1er juillet ont été bien reçues, mais il faut tout de même arriver avec des solutions structurantes à long terme. Le gouvernement se doit d’accélérer la construction des quelque 12 000 logements en attente et entreprendre la construction récurrente de 5 000 nouveaux logements par année pour régler la crise », indique Chantal Desfossés, directrice générale du RQOH.

Pour les plus vulnérables

84 % des Québécois considèrent aussi que l’accès suffisant au logement abordable et sécuritaire pour les populations vulnérables est problématique à l’heure actuelle. D’ailleurs, la crise du logement les touche particulièrement. Il est impératif d’agir rapidement pour corriger la situation, notamment avec l’augmentation de l’offre de logements sociaux. Le modèle des OSBL d’habitation est une solution éprouvée à la crise du logement.

« Le gouvernement envoie des signaux depuis quelque temps sur un programme qui soutiendra le parc de logements sans but lucratif existant. Les attentes sont grandes et les besoins le sont encore plus. Des dizaines de milliers de Québécois et Québécoises à travers la province cherchent un logement abordable et sécuritaire. Les OSBL d’habitation sont un modèle qui a démontré son efficacité. Nous avons bien hâte que cette annonce se concrétise prochainement », ajoute Mme Desfossés.

Le sondage

La perception des Québécois par rapport à l’accès au logement a été mesurée sur le web auprès de 2 000 Québécois de 18 ans et plus dans l’ensemble de la province du 14 au 24 mai 2021 par Léger. Le sondage est accessible ici.

À propos

Le Réseau québécois des organismes sans but lucratif d’habitation (RQOH) rassemble, soutient et représente la communauté des OSBL d’habitation québécois. Par ses actions, il vise à favoriser le développement et la pérennité des OSBL d’habitation, la reconnaissance du droit au logement, de même que l’accessibilité au logement social et communautaire de qualité. Les 55 000 logements en OSBL du Québec sont administrés par 1 250 organismes. Ceux-ci sont rassemblés au sein de huit fédérations régionales, toutes affiliées au RQOH. Plus de 10 000 personnes sont actives à titre bénévole dans ce réseau, qui compte également sur l’engagement de 6 500 salariés.

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Source :
Réseau québécois des organismes sans but lucratif d’habitation (RQOH)

Renseignements :
Maxime Bélanger
H+K Stratégies
+1 (438) 229-1389
maxime.belanger@hkstrategies.ca

 

 

 

 

La concertation maskoutaine en matière de logement appelle les élus à être proactifs
3 juin 2021

La concertation maskoutaine en matière de logement appelle les élus à être proactifs

Saint-Hyacinthe, le jeudi 3 juin 2021 – La Concertation maskoutaine en matière de logement, qui regroupe plusieurs organisations, salue la proactivité du conseil de ville de Saint-Hyacinthe qui, en mars, a fait les démarches pour établir un protocole d’entente avec la Société d’Habitation du Québec (SHQ). Cette entente lui permettra d’offrir des solutions temporaires d’entreposage et d’hébergement d’urgence aux personnes qui pourraient en faire la demande.

Toutefois, si cette entente constitue un pas dans la bonne direction, elle ne résout pas, à moyen et long terme, les nombreux défis que vivent les locataires de la région par rapport à l’ampleur de la crise du logement qui a lieu dans la MRC Les Maskoutains.

« Les délais pour réaliser une telle entente sont longs. On invite les municipalités avoisinantes à faire des gestes aussi aidants pour leurs citoyens actuels et futurs », de dire Alexandra Gibeault, coordonnatrice du Comité Logemen’Mêle, qui souligne la mise en place d’une telle initiative.

Pour Josianne Daigle, directrice du C.I.J.M., « en plus de leur drame personnel, l’étau des loyers élevés entraîne une explosion des demandes dans les ressources d’hébergement d’urgence ainsi que dans les banques alimentaires, et induit une pression accrue sur les organismes communautaires qui soutiennent la population maskoutaine ».

« La crise du logement, déjà bien visible, risque de s’accentuer si les trois paliers de gouvernements n’investissent pas rapidement et ne prennent pas les moyens d’agir pour garantir l’équité entre les ménages pour se loger », de déplorer Simon Proulx, directeur de la CDC des Maskoutains.  « Avec les élections municipales à venir, nous nous attendons à des engagements sérieux des différents candidats dans les municipalités de la MRC afin d’intervenir sur cet enjeu. »

Il rappelle aussi que « dans le contexte actuel de pénurie de main-d’œuvre, il est impératif que cet enjeu devienne aussi une préoccupation partagée par l’ensemble des acteurs socioéconomiques. Faute de logements convenables et abordables, beaucoup de travailleuses et travailleurs se résignent à s’installer à l’extérieur du territoire maskoutain ».

Autres gouvernements

L’une des sorties possibles à la crise se trouve évidemment entre les mains des gouvernements supérieurs, lesquels sous-investissent dans le logement communautaire et social. Le directeur de la FROHME, Martin Bécotte, mentionne que, dans son dernier budget, en 2018, le Parti libéral du Québec avait budgété 273 millions pour la construction de logements sociaux dans la formule Accès-Logis. Déjà, à l’époque, ce montant était dénoncé par les groupes en logement comme étant insuffisant.  Après avoir réduit les budgets de construction en 2019 et 2020, le gouvernement caquiste maintient la réduction des crédits accordés à la SHQ pour la construction de logements sociaux en y injectant seulement 181 millions (plus 106 millions issus de l’entente fédérale-provinciale) pour un total de 287 millions.

« Les dépenses du gouvernement ont augmenté de 37 milliards depuis 2018. Pourtant, le gouvernement du Québec dépense maintenant près du double en réduction des taxes scolaires en aide aux propriétaires privés par rapport à ce qu’il injecte en crédits à la Société d’habitation du Québec, et ce, alors que nous sommes en pleine crise du logement. Ce montant est très loin de suffire. », d’affirmer le directeur.

Au fédéral, le gouvernement maintient les maigres sommes de sa stratégie nationale sur le logement en ajoutant 2,5 milliards aux 11 milliards budgetés sur 10 ans qui, lesquels sont une goutte d’eau dans l’océan de la crise du logement. En 2008, durant la crise hypothécaire, le gouvernement fédéral avait pourtant dépensé 69 milliards en rachat de créance hypothécaire pour aider les propriétaires.

La concertation maskoutaine en matière de logement appelle les élus Maskoutains à être proactifs et à aider rapidement les locataires qui souffrent et qui souffriront inévitablement d’être mal logés au fil des prochaines semaines.

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La Concertation maskoutaine en matière de logement a été mise sur pied le 28 novembre 2019 à la suite d’une grande démarche de consultation sur le logement social et abordable initiée par le Comité Logemen’Mêle, la CDC des Maskoutains et le CISSS Montérégie-Est. Elle est composée de plus d’une vingtaine d’organismes communautaires et publics maskoutains préoccupés par les enjeux en matière de logement.

Des organismes du territoire de la MRC de Roussillon sonnent l’alarme sur la gravité de la crise du logement 
30 mars 2021

Des organismes du territoire de la MRC de Roussillon sonnent l’alarme sur la gravité de la crise du logement 

Châteauguay, le 30 mars 2021 – Des organismes de la MRC de Roussillon sonnent l’alarme sur la gravité de la crise du logement dans la région et invitent les élu-es de tous les paliers de gouvernement à faire du logement un grand chantier territorial.

La flambée du prix des logements et le manque de logements sociaux sont au cœur d’une crise sans précédent dans l’histoire de la MRC de Roussillon, la plus populeuse au Québec avec près de 200 000 habitants. Un rapide survol des sites d’annonces de logements à louer confirme brutalement la situation.

« La capacité d’avoir un toit digne de ce nom est une condition essentielle à une qualité de vie minimale, ce qu’espèrent toutes les familles et les personnes seules, quel que soit leur statut social. Les groupes communautaires ne peuvent passer sous silence cette réalité et sont à même de constater les conséquences de cette crise », déclare Virginie Bernier de la Corporation de développement communautaire Roussillon.

L’été dernier, une ligne d’urgence a été tardivement mise en place, sans grands moyens ni publicité. Malgré cela, quelque 80 ménages différents y ont fait appel dans l’espoir d’obtenir de l’aide. On y a retrouvé une majorité de femmes, dont beaucoup issues de l’immigration récente. « Il était difficile d’entendre le désarroi de ces femmes, souvent mère, avec des salaires annuels de 40 000 $ pour qui aucun logement n’était disponible à l’exception de 41/2 à 1 200 $ par mois non chauffé ! », rappelle Bertrand Loiselle, de l’OMH de Châteauguay, qui était responsable du service.

Stéphane Moreau, du Comité logement Rive-Sud, est aux premières loges pour constater les
conséquences de la situation du logement locatif dans la région. Selon lui, « on peut prévoir que des centaines d’autres citoyennes et citoyens, en majorité des femmes, verront leurs conditions de vie se détériorer dramatiquement dans les prochains mois ».

Pour Martin Bécotte de la Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Montérégie et de l’Estrie (FROHME), « il faut s’attarder à l’impact sur l’économie locale et la pénurie de main d’œuvre de l’explosion du prix des loyers et des maisons dans la MRC. En plus de leur drame personnel, l’étau des loyers élevés réduit les dépenses des ménages dans l’économie locale et les commerces de proximité et fait exploser les demandes dans les banques alimentaires. Diriger ces ménages vers les banques alimentaires et nous encourager à donner généreusement est devenu le plan de lutte à la pauvreté des ÉluEs du Québec et du Canada et la norme, alors que cela devrait être l’exception. Dans son dernier budget, le gouvernement du Québec a clairement choisi de protéger la rareté et les prix élevés des loyers plutôt que les femmes et la mixité et l’abordabilité des logements ».

Les trois paliers de gouvernement ont un rôle à jouer pour faire face à cette crise, qui ne connaît pas de frontière municipale. Les problèmes de la MRC débordent même sur les villes avoisinantes, plus éloignées de Montréal, favorisant ainsi l’étalement urbain, et les coûts importants que cela implique pour l’ensemble de la société.

Nous devons nous attendre à l’aggravation de la crise du logement dans les prochains mois. Mais à court terme, des mesures peuvent être prises comme :
– Mettre sur pied un comité de mesures d’urgence avec de réels moyens financiers et opérationnels et un engagement des acteurs de la communauté : ligne d’urgence, aide à la recherche de logement, soutien aux ménages, hébergement temporaire, aide au déménagement et à l’entreposage des biens, etc.;
– Susciter l’adhésion des villes au Programme de supplément au loyer d’urgence de la SHQ;
– Soutenir financièrement et de manière adéquate l’Auberge du cœur L’Élan des Jeunes;
– Assurer la pérennité du Refuge Grands-Froids;
– Permettre la réalisation du projet de 26 logements réservés aux personnes itinérantes ou à risque de l’être de la FROHME;
– Soutenir de nouveaux projets d’hébergement pour les femmes victimes de violence.

« La surveillance de la qualité et de la salubrité du parc locatif, ainsi que la limitation de la conversion des logements locatifs et des reventes rapides seraient de très bonnes et efficaces mesures que les municipalités pourraient prendre », indique Stéphane Moreau.
À terme, la construction de logements sociaux est impérative dans la région, comme le souligne Elie Gravel, coordonnateur au GRT Rive-Sud. Pour cela, « les trois paliers de gouvernements peuvent et doivent effectuer des investissements majeurs et recourir aux différentes mesures législatives possibles, comme la création de réserves foncières et l’inclusion de logements sociaux dans les nouveaux développements. Une politique d’habitation à l’échelle de la MRC permettrait d’assurer une cohérence territoriale dans la mise en place des solutions structurantes ».

Déçus des minces investissements en logement annoncés dans le dernier budget provincial, les organismes anticipent l’aggravation de la crise dans les semaines à venir, avec son lot de drames humains. Dans les 18 prochains mois, des élections auront lieu aux trois niveaux de gouvernements. Nous espérons que soit accordée à la question du logement toute l’attention qu’elle mérite. Pour cela, les organismes communautaires et en logements sociaux de la région convient les élu-es des trois paliers de gouvernement à un Grand chantier sur le logement social dans la MRC de Roussillon.

Le gouvernement du Québec finance ses propres engagements passés au détriment de nouveaux projets
24 mars 2021

Le gouvernement du Québec finance ses propres engagements passés au détriment de nouveaux projets

Châteauguay-Sherbrooke-Montréal – le 24 mars 2021 | Le 27 octobre 2020, le gouvernement du Canada annonçait un programme d’Initiative pour la création rapide de logement doté d’un budget de 1 milliard et 500 millions pour les groupes communautaires. Les intéressés disposaient de 62 jours pour déposer des demandes.

L’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale (Alliance MH2), Les Habitations l’Équerre de Sherbrooke et La Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Montérégie et de l’Estrie (FROHME), ont saisi cette occasion d’un premier programme de développement de logement sociaux simple proposé en 35 ans et déposé des projets qui répondaient parfaitement aux exigences et priorité du programme soit : être en mesure de livrer des logements permanents avant le 31 mars 2022 destinés aux personnes prioritairement itinérantes, aux femmes, aux personnes autochtones ou aux personnes racisées.

Le 22 janvier, les gouvernements du Canada et du Québec annonçaient, en pleine crise de l’application du couvre-feu envers les personnes itinérantes, le transfert de 115 millions du volet communautaire du programme d’Initiative pour la création rapide de logement au gouvernement du Québec. Cette annonce évoquait de «nouveaux» investissements et le financement de 54 projets Accès-Logis qui avaient déjà été votés et réservés en ce sens à l’Assemblée nationale dans les budgets antérieurs.

À la mi-mars, les groupes communautaires ont vu leur projet refusé par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Ce transfert de fonds du gouvernement fédéral vers le gouvernement provincial pour rembourser des engagements et des dépenses budgétés par le gouvernement du Québec à la suite de luttes citoyennes importantes est une claque au visage du milieu communautaire. Le milieu a déposé des projets de bonne foi dans le programme fédéral et y a investi du temps et des sommes considérables, dénoncent les organismes. Cette décision aura aussi un impact direct pour les personnes vulnérables.

Le projet de la FROHME s’il avait été accepté, aurait permis de mettre sur le marché 26 logements le 1er juillet 2021 sur la rive sud de Montréal où plusieurs refuges d’urgences ont dû ouvrir cet hiver. L’organisme avait même conclu une entente avec les services sociaux de Kahnawake pour assurer le soutien communautaire des locataires issus de la communauté autochtone et 5 unités leur étaient réservées. Selon la FROHME, 20 personnes itinérantes sont sur la liste d’attente d’un organisme de Châteauguay, faute de logements disponibles dans le marché privé, et ce, malgré la disponibilité de 16 subventions pour payer une partie des loyers de ces personnes dans le marché privé.

Le projet des Habitations l’Équerre consistait à ajouter 12 chambres pour femmes à l’offre actuelle. Les maisons de chambres représentent souvent la dernière solution avant la rue et la première option pour en sortir.  Ce projet se voulait une solution permanente à un enjeu récurrent auquel la communauté sherbrookoise fait face, en l’occurrence le manque de chambres abordables et sécuritaires destinées aux femmes. D’autre part, il n’existe aucune maison de chambres réservée aux femmes à Sherbrooke, alors que les femmes en situation de précarité financière font partie de l’une des couches les plus vulnérables de la population.

Une maison membre de L’Alliance MH2 avait déposé un projet qui devait offrir les premières unités en adaptation universelle en 2e étape sur l’île de Montréal. « Dans le climat actuel où les féminicides en contexte conjugal se multiplient, où 6 femmes ont perdu la vie en 1 mois et demi au Québec, faisant 13 orphelins, il est consternant de voir ce projet tomber à l’eau. Si notre membre ne trouve pas d’alternative de financement d’ici 3 mois, elle va perdre le terrain qui était réservé à cet effet. Et on sait qu’à Montréal, c’est une denrée très rare. » souligne Gaelle Fedida, coordonnatrice aux dossiers politiques à l’Alliance MH2. Les maisons d’hébergement de 2e étape offrent des services aux femmes présentant les plus hauts risques d’être victimes d’un homicide conjugal, cependant les taux de refus pour les demandes admissibles à Montréal s’élèvent à 75%. Le projet en question devait offrir des services culturellement adaptés aux femmes à statut migratoire précaire, qui, malgré la forte vulnérabilisation qu’elles affrontent, tombent souvent dans des vides de services. C’est notamment le cas pour les unités financées par le provincial.

Un projet de 10 unités conçu pour les personnes âgées de Sainte-Julie et une initiative, projetée à Trois-Rivières et visant la création d’un service d’accueil pour nouveaux immigrants et la réalisation de 12 unités d’habitation, ont également essuyé un refus. Tous ces projets ont reçu un fort appui des organismes communautaires, municipalités et bureaux de députés des deux paliers de gouvernement.

Les groupes communautaires nommés aujourd’hui – un échantillon des groupes qui ont déposé des projets et qui ont essuyé un refus – ont appris il y a 10 jours que leurs projets étaient tous refusés. La SCHL refuse de dire combien de projets ont été acceptés au Québec, ce qui n’est absolument pas transparent de leur part. En date d’aujourd’hui, un seul projet issu du milieu communautaire ayant été accepté par la SCHL a été rendu public. Il se réalisera dans les communautés cries, ce qui réjouit les organismes communautaires.

Selon Martin Bécotte, directeur de la FROHME, c’est une perte de 115 millions en nouveaux investissements en logement social que vivent les Québécois, et surtout les Québécoises, en pleine crise du logement.

Les trois organismes demandent au gouvernement du Québec de soutenir leur projet via les 115 millions obtenus par la SCHL dans le cadre de son récent programme, afin de permettre de réaliser ces logements, en plus de ceux déjà annoncés par le gouvernement du Québec dans ses budgets passés.

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Source :

Vicky Croisetière, chargée de communication et sensibilisation, Alliance MH2 
438-356-2100 | communication@alliancemh2.org

Demande d’entrevue :

Martin Bécotte, directeur, FROHME (FR)
514 531-9249 | martin.becotte@frohme.org

Denise Godbout, directrice, Habitations L’équerre inc. (FR)
819 346-0889 | habitations.lequerre@videotron.ca

Gaëlle Fedida, coordonnatrice aux dossiers politiques, Alliance MH2 (FR/EN)
514-706-99 | coordopolitique@alliancemh2.org

 

Des personnalités publiques connues au téléphone avec les personnes aînées
4 février 2021

Des personnalités publiques connues au téléphone avec les personnes aînées

Châteauguay, le 4 février 2021 – Plusieurs personnalités ont accepté de participer à des conférences téléphoniques de 30 à 45 minutes avec les personnes aînées isolées et confinées qui habitent dans les OSBL d’habitation en Montérégie et en Estrie. Au programme : Pierre Curzi, Marie Tifo, Angèle Coutu, Marina Orsini, Vincent Bilodeau, Lise Dion et France Castel…et le recrutement se poursuit.

Les membres fédérés par notre organisme logent dans leurs logements sociaux et communautaires plusieurs personnes âgées autonomes. Confinées pour la plupart seules à leur logement, plusieurs d’entre elles souffrent d’une grande solitude. Malgré l’orchestration de plusieurs activités en ligne, nous avons dû constater que plusieurs personne ne possèdent pas l’équipement ou les compétences nécessaires pour profiter pleinement de ce type de divertissement.  

C’est dans ce contexte que nous organisons une série d’entrevues par conférences téléphoniques entre nos locataires âgées et des personnalités connues et aimées de ceux-ci. Les personnes ciblées et priorisées sont les personnes âgées qui n’ont pas accès aux technologies numériques et qui ont seulement un téléphone pour communiquer avec leur communauté depuis les débuts de la pandémie.

Le projet est rendu possible grâce au soutien financier de la députée de Châteauguay, Mme MarieChantal Chassé, qui a contribué à la hauteur de 1 500 $ et à la ministre de la Culture, Mme Nathalie Roy, qui a bonifié la somme de 500 $.

Les renseignements détaillés au sujet de la tenue des conférences téléphoniques, prévues les mardis matin à 10 h, ont été envoyé à tous les membres de la Fédération régionales des OSBL d’habitation de la Montérégie et de l’Estrie qui logent des personnes âgées. Les personnes intéressées doivent s’inscrire en nous appelant au 438 502-0279 pour obtenir les codes des appels conférences et les détails de l’activité.

Le directeur de la FROHME, Martin Bécotte, discute avec le premier ministre Justin Trudeau
29 janvier 2021

Le directeur de la FROHME, Martin Bécotte, discute avec le premier ministre Justin Trudeau

A titre de membre du conseil d’administration de l’Élan des jeunes, une Auberge du cœur de sa communauté, notre directeur Martin Bécotte a discuté avec le premier ministre Justin Trudeau par vidéoconférence, cet après-midi.

Cette rencontre à laquelle participait également la directrice de l’Élan, Marie-Pier Gendron et le secrétaire de l’organisme, Bertrand Loiselle, faisait suite à l’annonce d’un financement de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) pour la rénovation de la maison de l’Élan des jeunes.

Elle a permis à M. Bécotte de sensibiliser le premier ministre, mais aussi les députées de Châteauguay-Lacolle et de Sherbrooke, respectivement Brenda Shanahan et Elisabeth Brière, également présentes, sur l’urgence d’augmenter le financement public pour la construction de logement sociaux. Il a également pu rappeler l’injustice de l’aide publique à l’habitation entre les propriétaires privés et les locataires au Canada, en plus de faire valoir que les politiques d’habitation du gouvernement étaient systématiquement sexistes et racistes.

Le directeur de la FROHME a salué l’initiative pour la création rapide de logements puisque c’est le premier programme concret, depuis le lancement de la Stratégie nationale sur le logement, qui permet de réaliser des logements réellement abordables pour les personnes à faible revenu. L’objectif de livrer les logements rapidement, en 1 an, est très approprié et les organismes communautaires ont démontré leur besoin en déposant plus de projets qu’il n’y a de budgets disponibles.

« Nous souhaitons que l’Initiative pour la création rapide de logements soit reconduite dans le prochain budget et qu’elle devienne un programme récurrent. Elle devrait être élargie pour permettre l’acquisition de logements abordables dans le marché privé », a-t-il ajouté.

Cet élargissement permettrait d’éviter la spéculation et de perdre des logements actuellement abordables alors qu’on investit pour en construire de nouveaux. Il faudrait également s’assurer, si l’Initiative est reconduite, que les nouveaux budgets soient exclusivement consacrés à la réalisation de nouvelles unités de logement, et non en compensation de budgets déjà annoncés. Dans les faits, les sommes accordées par la SCHL remplacent celles de la Société de l’Habitation du Québec (SHQ) qui avaient déjà été prévues par le gouvernement du Québec il y a quelques années. C’était une des craintes du milieu communautaire que les sommes octroyées par le fédéral viennent remplacer les sommes budgétées par Québec en logement social.

La Fédération souhaite plutôt qu’elles s’additionnent afin de sortir de cette crise pour le bien-être et la santé des canadiens.

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Information complémentaire

Des politiques d’habitations systématiquement sexistes et racistes ?

Le gouvernement du Canada soutient les propriétaires privés et les banques en se portant garant de 1000 milliards en garantie hypothécaire, en plus de verser annuellement 7 milliards aux propriétaires privés de façon régressive, alors que le soutien aux ménages locataires se limite à 5 milliards par année.

Cette forme d’aide favorise les ménages les plus riches en plus d’être discriminatoire envers les femmes et les personnes racisées, plus souvent locataires.

Les femmes propriétaires et chef de ménages gagnent un salaire moyen de 20 000 $ inférieur à celui des ménages menés par des hommes, disposant d’une capacité plus limitée de posséder un bien immobilier ou possédant des biens immobiliers de moindre valeur, recevant ainsi moins de soutien public.

On retrouve le même déséquilibre au sein des politiques d’habitation du gouvernement du Québec, entre autres par la réduction des taxes scolaires qui représente le double de dépenses du soutien au logement.

En 2008, le gouvernement du Canada a versé 114 milliards d’aide aux banques afin de prévenir la chute du marché hypothécaire et des banques. La stratégie nationale sur le logement prévoyait l’investissement de 12 milliards entre 2017 et 2028.

 

 

Modèles de lettres – Campagne crédit d’impôt sur le maintien à domicile
6 janvier 2021

Modèles de lettres – Campagne crédit d’impôt sur le maintien à domicile

Depuis plusieurs années, le Réseau québécois des OSBL d’habitation et les fédérations régionales proposent des améliorations au crédit d’impôt pour maintien à domicile des aînés (CMD) pour qu’il soit plus équitable et permette à un plus grand nombre de personnes de vieillir chez elles, dans leur communauté. En prévision de son prochain budget qui sera déposé au printemps, le temps est venu pour le gouvernement du Québec d’entendre le point de vue des personnes aînées elles-mêmes, qui sont les plus directement concernées!

C’est pourquoi nous vous proposons de lire et d’appuyer l’une des lettres suivantes et de la transmettre à la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, madame Marguerite Blais, au ministre des Finances, monsieur Eric Girard, et à votre député provincial.

Actuellement, le crédit offre un taux de remboursement uniforme de 35% des dépenses admissibles, sans égard au revenu de la personne qui le réclame. Cela avantage les personnes à revenu élevé, qui habitent dans des résidences de luxe; plus elles paient cher pour les services qu’on leur offre, plus leur versement de crédit d’impôt est élevé. C’est pourquoi le RQOH et les fédérations d’organismes sans but lucratif d’habitation proposent de remplacer le taux de remboursement uniforme par un taux décroissant, plus élevé pour les personnes à faible revenu. D’autres mesures sont également envisagées pour que ce programme soit plus juste pour les personnes qui habitent dans des résidences et des habitations sans but lucratif.

P.S. : Pour en savoir plus sur les demandes du Réseau québécois des OSBL d’habitation, rendez-vous sur https://rqoh.com/dossiers/credit-impot-pour-aines/

Lancement du projet Unir et Bâtir
26 octobre 2020

Lancement du projet Unir et Bâtir

Châteauguay, le lundi 26 octobre 2020 – La Fédération régionale des OSBL d’habitation de la Montérégie et de l’Estrie (FROHME) a récemment embauché une organisatrice communautaire et un conseiller en financement et en développement immobilier afin de desservir gratuitement certains des organismes du territoire.

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